DYSFONCTION ÈRECTILE AIGUË

DYSFONCTION ÈRECTILE AIGUË

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Définition

La dysfonction érectile aiguë est un trouble sexuel défini par l’incapacité persistante ou récurrente à obtenir ou maintenir une érection permettant un rapport sexuel satisfaisant.

La dysfonction érectile est dite aigue lorsque plus de 75 % des tentatives de rapports sexuels échouent.

Symptômes

La dysfonction érectile aiguë est caractérisée par l'incapacité à obtenir une érection lors d'une tentative de rapport sexuel, une érection qui ne dure pas assez longtemps pour avoir un rapport sexuel, ou l'impossibilité d'obtenir une érection du tout.

Une dysfonction érectile occasionnelle n'a souvent rien de grave, mais lorsqu'elle devient fréquente ou gênante pour le patient, elle peut fortement impacter la qualité de vie du patient et de son couple, c'est à ce moment-là qu'il doit en parler à son médecin.

Diagnostic

Un diagnostic par anamnèse est capable de détecter la présence d’une dysfonction érectile, le médecin s’interroge sur :

  • L’évolution des symptômes (progressive ou soudaine).

  • L’étendue du problème (possibilité d’avoir un rapport sexuel).

  • Possibilité des érections matinales (apport sanguin probablement suffisant).

  • Existence des facteurs liés à certaines situations ou des difficultés dans le couple.

  • Prise de médicaments, consommation d’alcool, tabagisme.

  • Evaluation du risque cardiovasculaire.

Ensuite un examen clinique est réalisé au niveau de :

  • Pression artérielle, circulation sanguine (pouls fémoral et périphérique)

  • Thyroïde

  • Réflexes tendineux

  • Prostate

  • Pénis (maladie de Peyronie)

  • Signes d’un hypogonadisme: taille et consistance des testicules, poils sur le pubis et les aisselles, croissance de la barbe, gynécomastie.

Des analyses sanguines sont réalisées en fonction de la situation concrète: hémogramme complet y compris plaquettes, CRP, glycémie à jeun, GGT, cholestérol plasmatique total, cholestérol HDL, triglycérides, TSH, créatinine, PSA, testostérone.

En cas de faible valeur de testostérone, il convient en plus de déterminer la prolactine sérique, l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculo-stimulante (FSH).

Des examens de l’érection par un spécialiste sont nécessaires chez les patients jeunes, lorsque la cause est indéterminée et que les symptômes sont considérables.

Étiologie

La plupart des dysfonctions érectile aiguë est le résultat d’une situation où plusieurs mécanismes physiopathologiques interviennent, tels que :

  • Cause vasculaire : cette pathologie est associée de manière significative à la présence de facteurs de risque cardiovasculaire et surtout à la maladie coronarienne.

  • Cause neurologique : une atteinte de l’innervation somatique et autonome peut diminuer la qualité de l’érection, voire la supprimer.

  • Cause tissulaire : une atteinte des corps caverneux par fibrose, ou plus rarement des autres structures anatomiques de la verge peut être la cause d’une dysfonction érectile aiguë.

  • Cause endocrinienne : l’augmentation de la prolactinémie et les dysthyroïdies ou le déficit en testostérone peuvent aussi être responsables d’une perte de la vigueur de l’érection.

  • Cause iatrogène et traumatique : la prise de quelques médicaments comme les antihypertenseurs, les antiarythmiques, les psychotropes et les thiazidiques, ainsi que la chirurgie pelvienne peuvent être à l’origine d’une dysfonction érectile aiguë.

 

Cause psychogène : les troubles dépressifs, le stress, l’insécurité liée aux rapports sexuels et les problèmes relationnels entraînent une diminution de la libido et de l’excitabilité érotique.

Épidémiologie

La prévalence de cette pathologie est estimée à moins de 10 % en dessous de 50 ans, très variable les 10 années suivantes, de 20 à 40 % de 60 à 70 ans et plus de 50 % après 70 ans.

A l’échelle mondiale, on estime que les dysfonctions érectiles touchent environ 100 millions d'hommes. Et il n'est pas nécessaire que cette pathologie soit chronique pour que leur présence se fasse sentir.

D’une manière générale, presque tous les hommes éprouvent des difficultés occasionnelles à obtenir ou à maintenir une érection. Dans de nombreux cas, elles sont temporaires et ne nécessitent qu'un traitement à court terme.

Traitement

Il existe différents traitements pour la dysfonction érectile aigue, qui doivent être adaptés à chaque patient et à ses besoins et dépendent de la cause possible du trouble chez chaque patient.

La thérapie de première ligne comprend :

  • Une tentative de correction des facteurs de risque contrôlables.

  • La prise en charge des problèmes psychologiques manifestes.

  • Une thérapie orale (pilules), qui se limite pour l'instant à l'utilisation d'inhibiteurs de la PDE5, comme le citrate de sildénafil (Viagra), le chlorhydrate de vardénafil (Levitra) et le tadalafil (Cialis).

Le traitement de deuxième ligne comprend :

  • L'utilisation de dispositifs sous vide, de suppositoires intra-uréthraux (canal urinaire).

  • La thérapie par injection pénienne (intracaverneuse) (généralement réservé aux hommes qui n'ont pas réussi à prendre leurs pilules ou qui ont des effets secondaires importants et ne peuvent tolérer ces médicaments).

  • Le traitement par ondes de choc qui consiste à appliquer des micro-pulsations de faible intensité au niveau de la verge, afin de faire proliférer les vaisseaux sanguins des corps caverneux, augmentant alors l'arrivée de sang dans la verge lors de l'érection.

La thérapie de troisième ligne est destinée aux patients qui ont exploré la thérapie de première et de deuxième ligne et comprend :

  • La chirurgie vasculaire pour des populations d'hommes très spécifiques

  • La chirurgie d'implantation pénienne (prothèses).

Références bibliographiques

  1. Adam A, McDowall J, Aigbodion SJ, Enyuma C, Buchanan S, Vachiat A, Sheahan J, Laher AE. Is the History of Erectile Dysfunction a Reliable Risk Factor for New Onset Acute Myocardial Infarction? A Systematic Review and Meta-Analysis. Curr Urol. 2020 Oct;14(3):122-129. doi: 10.1159/000499249. Epub 2020 Oct 13. PMID: 33224004; PMCID: PMC7659409.

  2. Konstantinovsky A, Tamir S, Katz G, Tzischinsky O, Kuchersky N, Blum N, Blum A. Erectile Dysfunction, Sleep Disorders, and Endothelial Function. Isr Med Assoc J. 2019 Jun;21(6):408-411. PMID: 31280511.

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